Le film Gourou fait beaucoup parler de lui. Met-il en lumière les dérives du coaching… ou en donne-t-il une vision caricaturale ?
En tant que coach professionnel, j’ai voulu aller au-delà du simple avis cinématographique. Ce film m’a amené à réfléchir sur deux sujets essentiels : la réalité du coaching et un phénomène omniprésent dans notre société — la positivité toxique.
Voici mon analyse, entre expérience de terrain et regard critique.
Le film Gourou : fiction ou réalité du coaching ?
Coach ou gourou : où est la frontière ?
D’emblée le titre du film est subjectif. Il induit clairement un jugement de valeurs et des préjugés. Coach Matt est considéré comme un gourou avant même que le film ne commence.
C’est le choix du réalisateur et de son équipe et c’est bien comme ça : il s’agit d’un film qui relate un cas particulier. Il ne faudrait bien sûr pas tomber dans le piège de généraliser et d’associer le coach à la figure d’un gourou.
Gourou, c’est le rôle endossé par Pierre Niney, alias Coach Matt, dans un film où il incarne un coach à succès dont la personnalité et l’histoire le poussent à des actes qui sont en lien avec la personne, et non avec la profession de coach.
Gourou est une fiction, pas un documentaire sur le coaching. Tous les ingrédients y sont pour que le film soit un succès commercial.
Une mise en scène spectaculaire mais peu réaliste
C’est un film sensationnaliste avec un scénario qui pousse à l’extrême la personnalité du protagoniste : la mort de Julien et l’assassinat de son frère en sont les deux moments paroxystiques. Ils éloignent le film de la réalité et le placent clairement dans la catégorie des fictions. Des évènements de ce type pourraient peut-être arriver dans la vraie vie – la fiction dépasse souvent la réalité – mais envisager le coaching sur la base de ces faits anecdotiques est tout à fait inapproprié.
Ce serait comme envisager le métier d’infirmière sur la base du film The Good Nurse (2022), où un infirmier tue ses patients. Il s’inspire d’une histoire vraie. Ce n’est pas pour autant que l’on a remis en question la profession d’infirmier ou l’ensemble du collectif des infirmiers. De la même façon que l’on parle actuellement du coaching et de ses dérives, on aurait pu parler de la pratique infirmière et de ses dérives. Ça n’aurait aucun sens.
Une pratique marginale inspirée des États-Unis
Le coaching comme le pratique Matt existe. Principalement aux États-Unis. En Europe, on doit compter ses pratiquants sur les doigts d’une main. Donc parler de coaching en prenant Coach Matt comme référence est à nouveau inadapté.
Personnellement, il m’est aussi complètement étranger. Les processus que je vis avec mes clients n’ont absolument rien à voir avec l’expérience proposée par Coach Matt.
Le film reflète-t-il les dérives du coaching ?
Ce qu’est réellement le coaching professionnel
Loin de la transe groupale, j’offre des processus individuels basés sur une relation de confiance avec la personne que j’accompagne. J’ouvre un espace d’écoute et je lui pose des questions pertinentes afin qu’elle :
- Prenne conscience de ce qui lui arrive,
- Mette des mots sur ce qu’elle ressent,
- Dépasse ses blocages intérieurs,
- Définisse ce qu’elle souhaite atteindre,
- Passe à l’action.
Le rôle du coach (écoute, questionnement, autonomie)
Convaincu que la personne possède toutes les réponses en elle, je ne la conseille pas : je l’accompagne dans la découverte de ses propres réponses. Ces dernières sont les plus adaptées pour elle. Les miennes ne constitueraient qu’une projection de ce que moi-même je ferais si je vivais sa vie : elles n’ont pas d’intérêt.
À aucun moment je ne cherche à la motiver et pourtant, à la fin de chaque séance, elle part plus légère et réconfortée. Je ne la pousse pas : c’est elle qui marque ses objectifs et le rythme auquel elle souhaite avancer.
Bienveillance, respect et écoute empathique sont des valeurs fondamentales dans le coaching qui s’inspire de la pratique de la maïeutique de Socrate. Dans ce contexte, le coach n’a rien à voir avec la figure d’un gourou.
Le danger du transfert et de la projection
En tant que coach, mes attentes, mes objectifs et mes besoins m’appartiennent. Ils n’ont rien à voir avec la personne que j’accompagne. C’est un soulagement pour moi car je n’ai pas à trouver de solutions pour la personne que j’accompagne. Par contre, cela demande une grande maîtrise de soi pour que MES attentes, MES objectifs et MES besoins n’interfèrent pas dans le processus.
C’est là que réside toute la responsabilité et l’art du coaching. C’est ce que Coach Matt ne pratique pas. Il prétend savoir, il motive, il projette ses objectifs sur son auditoire. Absence de respect, violence, impositions, il va à l’encontre de l’essence du coaching.
Dans son cas, je parlerais alors de mauvaise pratique de la part du coach plus que de possible dérive du coaching.

Mieux connaître le coaching
Définition du coaching
L’AC (Association française de Coaching) définit le coach professionnel comme :
« Un professionnel qui accompagne des individus ou des équipes dans la réalisation de leurs objectifs professionnels et le développement de leurs compétences, dans le respect d’une déontologie spécifique. »
Il s’agit d’une définition assez vague qui dépend de ce que l’on inclut dans le code de déontologie.
Oui, le coaching gagnerait à être mieux défini
À l’heure actuelle, le mot coaching englobe une grande quantité de pratiques différentes qui ont toutes pour finalité de permettre à des individus de retrouver et d’exercer leur pouvoir personnel.
Chaque coach y apporte sa couleur et évolue dans sa pratique. Tout comme les chirurgiens qui, d’un hôpital à l’autre, appliquent des méthodes et des protocoles différents. Tout comme une psychologue diplômée d’état qui se forme à des techniques alternatives et les applique dans ses séances. Dans tous les cas, le but est d’améliorer la qualité de l’attention à son client ou patient.
Et la meilleure façon de savoir si c’est effectif, c’est de constater les résultats qu’obtiennent les personnes qui ont suivi le programme. Si Matt ou tout autre coach réussit à remplir des salles, c’est qu’il apporte une valeur à ces personnes, qu’elles y trouvent leur compte. Indépendamment du nom qu’on lui donne.
Passons maintenant au deuxième point croustillant de cet article : la positivité toxique. Je ne connaissais pas cette expression avant de voir le film. C’est pour moi une grande découverte.
Qu’est-ce que la positivité toxique ?
Définition simple
La positivité toxique est le déni et le rejet du stress, de la négativité ou de toute émotion pouvant être perçue comme mauvaise, au profit de la positivité et de perspectives optimistes (Selon Davis, 2022 ; Goodman, 2022 ; Beremejo et al., 2021 ; Kaufman, 2021).
Dans le film Gourou, une question est posée à Coach Matt de manière presque provocante : « Positivité toxique, vous connaissez cette notion ? »
Elle sous-entend une critique du discours qui pousse à être positif en toutes circonstances, même au détriment des émotions réelles.
Oui, la positivité toxique existe dans le coaching
Je suis moi-même tombé dedans il y a très longtemps : n’étant pas satisfait de ma vie, me sentant mal dans ma peau, j’ai voulu changer, me changer, aller bien, être heureux.
Cela m’a amené à faire un grand nombre de processus thérapeutiques, individuels ou en groupe. J’ai même pris la décision en 2014 de continuer à en faire tant que je ne serais pas pleinement satisfait de ma vie.
C’est vrai : la recherche du bonheur peut tourner à l’obsession. On cherche la baguette magique qui va solutionner tous nos problèmes et nous rendre heureux du jour au lendemain. C’est légitime. Cependant si cette baguette existe, je ne l’ai pas trouvée…
Pour éviter que le parcours de transformation intérieure ne devienne un chemin de croix, il est donc essentiel de maintenir un équilibre, de savourer ce que l’on a déjà, de prendre du recul, de lâcher prise et de s’accepter tel que l’on est.
Cet apprentissage fait partie du chemin. À chacun de le faire. Et de continuer à avancer sans attentes, avec détachement, dans la joie et non plus le besoin.
La positivité toxique est partout dans notre société
Ce n’est pas chose facile que de sortir de la positivité toxique car elle fait partie de nous. Nous baignons dans un monde submergé de promesses d’une vie meilleure. Chaque être humain est persuadé d’avoir la solution pour l’autre et pour le monde entier.
La positivité toxique est partout dans notre société, mais nous n’en n’avons pas conscience. Voyons quelques exemples.
Religion, retraite et science
Le salut, promesse de la religion
Depuis des millénaires, de nombreuses religions, dont la catholique, nous font miroiter l’existence d’un paradis. Nous souffrons sur terre, certes, mais un monde merveilleux nous attend dans l’au-delà. Enfin sous conditions…
Car de la promesse à la menace, il n’y a qu’un pas : « si vous ne vous conduisez pas comme il faut, vous n’irez pas au paradis, mais en enfer ». Des millions de personnes au cours des siècles ont agi en fonction de ce discours : les uns arrogants en voulant convaincre et l’imposer, les autres pris dans la peur et le subissant.
Or personne n’est à ce jour revenu du paradis pour témoigner de son existence. Il continue pourtant à imprégner l’imaginaire collectif, nous faisant mépriser le moment présent et la vie sur terre.
La retraite, miroir terrestre du paradis céleste
En France, le système actuel des retraites a été mis en place après la seconde guerre mondiale. L’idée initiale était bonne ; aujourd’hui, l’effet sur la vie de millions de personnes est néfaste.
Se voulant être une garanti pour les vieux jours, la retraite est devenue une fin en soi. On ne travaille pas pour le sens qu’on donne à son travail ou pour faire une activité qui nous plaît. On travaille aujourd’hui pour cotiser pour la retraite, pour être couvert, pour pouvoir en profiter plus tard.
Avec le regard posé 45 ans plus tard, on sacrifie sa vie entière. On se soumet à un rythme et à une hiérarchie. On s’oblige à faire ce que l’on ne veut pas faire, à servir les intérêts d’autres personnes qui nous sont indifférentes, voire que nous détestons. Idéalement on aimerait faire autre chose, mais on ne se le permet pas. On ne prend pas le risque. En effet, IL FAUT avoir tous ses trimestres.
La question « Tu ne cotises pas pour ta retraite ? » prend des allures de menace : le fait de ne pas s’y plier est perçu comme une erreur. La peur est là. « Comment tu vas faire quand tu seras vieux ? »
On travaille avec acharnement, on ne s’autorise pas de pause pour être en retraite le plus tôt possible. On est pressé que ça finisse, on est pressé que la retraite arrive pour enfin en profiter, quand notre corps commence à baisser et à ralentir. Quel est le sens de tout ça ?
J’en reviens à la définition de la positivité toxique : c’est le déni et le rejet du stress, de la négativité ou de toute émotion pouvant être perçue comme mauvaise (les conditions de la vie active), au profit de la positivité et de perspectives optimistes (la retraite).
La science, promesse d’une vie facile et éternelle
Avec le déclin de la religion, c’est la science qui a pris le relais. La science est la nouvelle religion, l’opium du peuple. Les scientifiques sont les nouveaux prédicateurs d’un monde idéal.
Les exemples abondent :
- Le transhumanisme nous fait miroiter un surhomme immortel. On n’a jamais été aussi prêt, mais on attend toujours.
- La course effrénée aux technologies prétend nous rendre la vie toujours plus géniale. Scientisme, IA, le tout-connecté, Mars… Toujours plus grand, plus vite, plus loin, plus avancé. Pourtant, on travaille toujours autant, la pauvreté, les maladies, les guerres continuent de proliférer, les prix augmentent…
- La médecine veut à tout prix prolonger la vie et repousser la mort. Nouveaux médicaments, vaccins, opérations de pointe, diagnostics… toujours mieux, plus efficace, plus précis, plus tôt… Parfois il semble qu’on éradique une maladie, mais d’autres apparaissent. Les soins se transforment en acharnement thérapeutique. « Non, je ne veux pas mourir ! Docteur, sauvez-moi à tout prix ! ».
Cette fuite en avant de la science nous conduit à la destruction de tous les écosystèmes. Elle pourrait bien mener à l’extinction de l’espèce humaine. Il s’agit d’un exemple flagrant et globalement accepté de positivité toxique.
Marketing, publicité et réseaux sociaux
Le marketing, formation officielle en positivité toxique
Les écoles de marketing enseignent quoi dire et comment le dire pour connecter avec les besoins des personnes et… vendre. Évidemment, on nie tout le négatif et on met en avant tous les avantages des produits ou services ; ça n’aiderait pas à convaincre les acheteurs.
La publicité, outil tout-puissant de la positivité toxique
Depuis que la pub existe, les lessives lavent toujours plus blanc. Pellicules, bifidus, argent facile, voitures, glaces, formations, tout est toujours plus beau, plus parfait, plus que l’autre, mieux qu’hier, plus que plus… Oui, la publicité nous vend une vie toujours plus merveilleuse que nous n’atteignons jamais… Sinon il n’y aurait plus de pub.
Une mention spéciale pour les produits de beauté en tout genre qui nous promettent la jeunesse éternelle dans un rejet viscéral de la vieillesse et de la mort. Avec aussi la chirurgie esthétique où l’on est prêt à mutiler des corps sains dans l’espoir vain de garder une apparence idéale.
Les images véhiculées par la publicité reflètent une perfection utopique qui nous fait rêver, qui est inatteignable et que nous souhaitons malgré tout atteindre. Les effets sur la santé mentale et émotionnelle des êtres humains sont dévastateurs. Bienvenue dans le temple de la positivité toxique.
Les réseaux sociaux, vitrine de la positivité toxique
Chacun présente sa vie sous son meilleur angle. Photos retouchées et discours : on étale un bonheur inventé. Les conséquences sont néfastes pour tout le monde : celui qui se crée une vie qu’il n’a pas et celui qui la voit, y croit et la compare avec la sienne. Tout le monde souffre.
La politique, promesse d’un monde juste et en paix
Dans cette liste, comment ne pas parler du milieu politique ? Dans le système représentatif, les partis politiques sont dans le peloton de tête de la positivité toxique. Ils font des promesses électorales, c’est-à dire des discours qui ne les engagent à rien. Chaque parti prétend savoir comment solutionner tous les problèmes de ses concitoyens et du monde entier. Il nous promet un monde égalitaire, libre, abondant, heureux, en paix…
Seulement il n’y a qu’à regarder autour de nous pour voir que le monde ne va pas mieux qu’hier ou qu’il y a 100 ans. En particulier en ces jours tristes de 2026 où la guerre est partout, où les inégalités sont exacerbées, où la liberté reste une illusion, où tout vacille.
Force est de constater que les partis politiques nous promettent un monde qu’ils ne sont pas en mesure de créer. Ce n’est pas un problème de fond, mais de forme : le système représentatif n’est pas en mesure de changer le monde qu’il a créé.
Les meetings politiques ressemblent tout à fait aux séances de transe collectives de Coach Matt. Les foules en liesse sont d’ailleurs beaucoup plus nombreuses dans les meetings politiques. Le populisme, qui est généralement brandi contre des partis concrets, est en réalité l’essence de tout parti politique.
Combien de temps continuerons-nous encore à suivre et défendre la politique de la positivité toxique ?
Nature humaine et positivité toxique
Coaching, religion, science, santé, marketing, politique… Ce sont autant de domaines différents dans lesquels s’exprime un même besoin intérieur de l’être humain : celui d’être heureux dans un corps et dans un monde qu’il ne comprend pas.
De la part de ceux qui croient sincèrement avoir trouvé la solution, naît alors un enthousiasme de la partager et de convaincre le reste qu’il a trouvé la voie.
Dans ce contexte, la positivité toxique attribué au coaching est juste une manifestation de plus des mêmes attentes de toujours. Rien de nouveau.
Le coaching est-il une solution ou une illusion ?
Ce que le coaching permet vraiment
Le point fort du coaching est qu’il s’attache à traiter les causes de notre insatisfaction profonde. En effet, il nous invite à regarder à l’intérieur de nous.
Pour trouver nos solutions et nos réponses. Pour reprendre le pouvoir sur notre vie. Pour nous connaître. Pour sortir du rôle de victime. Pour agir sur ce qui dépend de nous. Pour prendre des décisions alignées. Ça, c’est utile. Comme l’a dit Gandhi, « sois le changement que tu veux voir dans le monde ».
Car nous savons tous plus ou moins que :
- Le bonheur ne peut pas se trouver à l’extérieur de nous,
- La satisfaction des besoins matériels ne conduit pas non plus au bonheur.
Le coaching, des résultats avérés
Les témoignages des personnes que j’accompagne me confirment qu’elles opèrent une transformation profonde et qu’elles sont satisfaites du chemin parcouru. Elles gagnent en alignement, en bien-être et en paix intérieure.
Des personnes en transition de vie, des ingénieurs et des cadres en quête de sens, beaucoup de femmes conscientes, responsables et engagées qui comprennent que l’amélioration de leur qualité de vie passe par un travail intérieur.
« Les séances m’ont beaucoup apporté : un sentiment de sécurité, une meilleure compréhension de ce qui m’arrivait. Cela m’a donné énormément de force intérieure. » Sandra M.
« Le processus d’accompagnement m’a permis de sortir du mode automatique, de m’observer attentivement, d’analyser mes attitudes et d’imaginer le futur que je souhaite créer. » Daniela V.
Consultez tous les avis ici.
Ce que le coaching ne fait pas
Attention, le coaching n’est pas un outil miracle. S’il permet d’obtenir de nombreux bénéfices, le coaching n’est pas une baguette magique qui va résoudre tous nos problèmes. Il y a là un risque pour le coach qui communique sur son art : c’est de commettre l’erreur de vanter des mérites qu’il n’a pas et de tomber dans la positivité toxique.
Manipulation ou biais cognitifs ?
J’aimerais terminer cet article avec une réflexion sur la manipulation car elle apparaît aussi dans le film Gourou au travers de l’emprise qu’aurait Coach Matt sur les personnes qui suivent ses séminaires.
La manipulation est souvent considérée comme une arme sournoise que peuvent potentiellement utiliser des personnes mal intentionnées pour contrôler la pensée et les décisions d’êtres plus vulnérables.
Comprendre la manipulation
Oui, mais voilà : croire que des personnes peuvent en manipuler d’autres c’est croire que ces dernières ne sont pas capables d’avoir un jugement propre, éclairé, judicieux par rapport à ce qu’on leurs dit. C’est les mettre dans une position d’infériorité. C’est se croire supérieur. C’est penser :
« MOI je peux discerner, ELLES NON, elles n’ont pas cette capacité et je dois les protéger ».
Elle nous renvoie au triangle de Karpman, ou triangle dramatique, et aux postures de bourreau, victime et sauveur. Or ce triangle est considéré comme néfaste, y compris pour le sauveur, et l’objectif est de le dépasser pour passer au triangle de la compassion.
Manipulés et manipulateurs
Demandons-nous : combien de sauveurs avons-nous autour de nous ? Ils sont tous dans le déni de notre pouvoir. Ils ont tous un sentiment de supériorité par rapport à nous.
Il est extrêmement pertinent aussi de se poser la question : « avec quelles personnes et dans quelles situations ai-je moi aussi cette attitude de sauveur ? » Nous sommes alors dans le déni de leur pouvoir. Nous avons un sentiment de supériorité par rapport à eux.
Mon expérience personnelle
De par mon chemin personnel, j’ai compris que chacun interprète les messages qui lui arrivent au travers de ses croyances, de son histoire, de qui il est. Chacun procède à ses interprétations et tire ses conclusions au travers des filtres qui sont les siens. Chacun élabore SA propre vérité : on parle de biais cognitifs.
Un exemple tout simple : je suis coach et je vais donc avoir tendance à défendre le coaching si quelqu’un l’attaque. À l’inverse, un psychologue qui se sentirait menacé par la pratique du coaching serait très critique à son égard et aurait tendance à le dénigrer. Je verrai d’abord le positif, lui le négatif. C’est logique, c’est naturel, c’est humain.
L’effet de résonance est permanent : si ce que j’entends est en accord avec ce que je crois déjà, cela renforce ma vérité. Je le défends et l’amplifie. Si au contraire ce que j’entends est en opposition avec ce que je crois, je l’attaque et le méprise. C’est ainsi que fonctionne la perception de l’être humain, au travers de biais cognitifs.
Dans ce contexte, la manipulation n’a pas de raison d’être et j’ai, pour ma part, décidé d’avoir confiance en les critères de chaque individu. Je reconnais le pouvoir de chaque personne à se faire son propre jugement, même s’il est différent du mien. Surtout s’il est différent du mien. Mes filtres sont différents des siens. C’est pour cela que nous arrivons à des conclusions différentes.
En résumé
- Le film Gourou propose une vision extrême, fictionnelle anecdotique du coaching
- Le coaching professionnel repose sur l’écoute, l’autonomie et la responsabilité
- La positivité toxique est un phénomène réel… bien au-delà du coaching
- Le véritable changement passe par un travail intérieur, pas par des promesses miracles
Conclusion
Le film Gourou m’a amené à réfléchir sur des sujets que je n’aurais pas soupçonnés. J’insiste sur le fait que les points de vue que j’expose dans cet article me sont propres et qu’ils n’engagent que moi.
Maintenant, l’important c’est l’échange !
- Si vous avez vu le film Gourou, qu’en avez-vous pensé ?
- Si vous avez réalisé un processus de coaching, quelle a été votre expérience ? Qu’elle soit positive ou négative.
- Si vous n’avez pas encore réalisé de processus de coaching :
Où en êtes-vous aujourd’hui ?
Si vous vous sentez en transition, en questionnement ou en quête de sens, le coaching peut vous aider à y voir plus clair — sans pression, sans promesse irréaliste.
Je propose une séance-bilan gratuite pour faire le point sur votre situation et voir si un accompagnement est pertinent pour vous.
👉 Contactez-moi ici ou par courriel : info@denisbonnotte.com
Foire aux questions
Le film Gourou est-il réaliste ?
Non, il s’agit d’une fiction qui exagère certaines pratiques pour créer du spectacle.
Le coaching est-il dangereux ?
Comme toute pratique, il peut l’être s’il est mal encadré, mais un coaching professionnel repose sur une éthique stricte.
Qu’est-ce que la positivité toxique ?
C’est le fait de nier les émotions négatives au profit d’un discours positif excessif.






